Les réfugiés mauritaniens au Sénégal veulent «rentrer au pays»

Les réfugiés mauritaniens au Sénégal estimés à plus de 35.000, ont réaffirmé leur « droit de rentrer au pays », lors d’une conférence de presse organisée lundi à Dakar par la Coordination des organisations de réfugiés mauritaniens au Sénégal.
La rencontre avec les journalistes avait été organisée pour commémorer les événements du 9 avril 1989, date à laquelle, suite au différend sénégalo-mauritanien,  plus de 35000 réfugiés mauritaniens se sont retrouvés au Sénégal.
Selon Aldiouma Cissokho, coordonnateur de la Coordination des organisations de réfugiés mauritaniens au Sénégal, « le retour au pays est plus qu’un droit, c’est un devoir si les conditions sont réunies. »

« Notre statut de réfugié apatride au Sénégal depuis décembre 2016 dépasse tout entendement, nous n’avons pas de papiers, nos enfants non plus et il est même impossible pour nos femmes de trouver du travail, faute de papier d’identification », a martelé M. Cissokho, selon qui  on compte 302 veuves parmi les réfugiés.
Si, a-t-il ajouté, les réfugiés réclament des pièces d’identification  c’est dans le simple but d’avoir du travail et non d’obtenir la  nationalité sénégalaise car ils sentent « exclusivement de nationalité mauritanienne ».
La Coordination des organisations de réfugiés mauritaniens au Sénégal dont les membres sont, pour la plupart, des négro-mauritaniens d’ethnies wolof, soninké et pulhar, en a profité pour  charger « le gouvernement mauritanien », l’accusant de refuser « les changements profonds et démocratiques tant souhaités par le peuple mauritanien ».
Selon les membres de la coordination, « le gouvernement mauritanien a tout planifié » pour opprimer et écarter les noirs, en dépit de toutes les démarches entreprises par la communauté internationale pour éviter pareille situation.

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